En 2025, l’indice du coût de la construction (ICC) reste un outil clé pour actualiser loyers, baux commerciaux ou marchés de travaux. Publié trimestriellement par l’Insee, il mesure l’évolution des prix de construction des bâtiments neufs d’habitation et permet d’ajuster des montants contractuels sur plusieurs années. Vous découvrirez ici les valeurs récentes de l’ICC, comment les appliquer concrètement à vos contrats, et les précautions indispensables pour éviter erreurs et litiges. Que vous soyez propriétaire, locataire, promoteur ou maître d’ouvrage, cet article vous donne les repères essentiels pour intégrer l’indice dans vos projets immobiliers et financiers.
Comprendre l’indice du coût de la construction en 2025
L’ICC demeure une référence incontournable pour suivre les fluctuations des prix de la construction, même si d’autres indices ont gagné en importance ces dernières années. En 2025, il sert principalement à réviser certains loyers et actualiser des montants contractuels conclus avant les réformes récentes. Comprendre son fonctionnement, sa publication et son positionnement face aux autres indices vous permet d’utiliser le bon outil au bon moment.
À quoi sert concrètement l’indice du coût de la construction en 2025 ?
L’ICC mesure l’évolution des coûts de construction des bâtiments neufs à usage d’habitation. En pratique, il est souvent inscrit dans les contrats pour indexer automatiquement des loyers commerciaux, des indemnités d’éviction ou des prix de travaux étalés sur plusieurs années. Par exemple, un bail commercial signé en 2018 peut prévoir une révision annuelle du loyer selon l’ICC du trimestre correspondant.
En 2025, une vigilance particulière s’impose : d’autres indices comme l’ILC, l’ILAT ou l’IRL ont remplacé l’ICC dans certains dispositifs légaux, notamment pour les baux d’habitation et certains baux commerciaux. Vérifiez donc toujours quel indice votre contrat prévoit réellement et s’il reste conforme au cadre réglementaire actuel.
Qui publie l’ICC 2025 et comment sont déterminées les valeurs trimestrielles ?
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie l’ICC chaque trimestre, généralement avec un décalage de quelques semaines. L’indice est calculé à partir des prix de marché des constructions neuves, hors coût du terrain, sur l’ensemble du territoire français.
Les valeurs reflètent les conditions économiques réelles du trimestre écoulé : coûts des matériaux, main-d’œuvre, charges diverses. Par exemple, l’ICC du 4e trimestre est publié en janvier de l’année suivante. Cette temporalité impose de toujours vérifier la dernière publication officielle sur le site de l’Insee avant d’effectuer un calcul de révision.
Comment l’ICC se positionne face aux autres indices immobiliers et locatifs récents ?
Depuis plusieurs années, le législateur a orienté les acteurs vers des indices plus adaptés selon la nature du contrat. Voici un aperçu comparatif simplifié :
| Indice | Usage principal | Remarque 2025 |
|---|---|---|
| ICC | Baux commerciaux anciens, marchés de travaux | Usage limité, vérifié au cas par cas |
| ILC | Baux commerciaux (depuis 2014) | Indice de référence pour les nouveaux baux |
| ILAT | Baux professionnels | Privilégié pour les professions libérales |
| IRL | Baux d’habitation (résidence principale) | Obligatoire pour les logements non meublés |
Comprendre ces distinctions vous évite des erreurs d’indice et des contestations lors des révisions de loyers. L’ICC reste néanmoins valable dans les contrats anciens ou les conventions spécifiques qui n’ont pas été renégociées.
Valeurs et évolution de l’indice coût de la construction

Connaître les valeurs trimestrielles récentes de l’ICC est essentiel pour réaliser des calculs d’indexation fiables. Cette section présente les tendances récentes, l’impact de l’inflation et les données chiffrées qui conditionnent vos simulations financières.
Quelles sont les dernières valeurs publiées de l’ICC par trimestre ?
Chaque trimestre, l’Insee publie une nouvelle valeur d’ICC, exprimée en base 100 à une année de référence (actuellement base 100 en 2010). Pour 2025, les indices du 1er au 4e trimestre seront publiés progressivement. Les derniers trimestres de l’année précédente servent souvent de base de calcul pour les révisions de début d’année.
Exemple de valeurs indicatives récentes :
- 4e trimestre 2023 : environ 2050
- 1er trimestre 2025 : environ 2120 (exemple fictif, à vérifier)
- 2e trimestre 2025 : publication attendue en juillet
Avant toute révision de loyer ou actualisation d’un marché, consultez toujours l’indice exact sur le site officiel de l’Insee, en vérifiant bien le trimestre et l’année de référence inscrits dans votre contrat.
Comment l’indice du coût de la construction a évolué entre 2020 et 2025 ?
La période 2020-2025 a été marquée par une forte volatilité des coûts de construction. Plusieurs facteurs ont contribué à cette dynamique : tensions sur les matériaux (bois, acier, isolants), hausse des coûts énergétiques, pénuries de main-d’œuvre qualifiée et impacts des crises sanitaire puis géopolitique.
Entre 2020 et 2023, l’ICC a connu une augmentation significative, parfois plus rapide que l’inflation générale. Cette évolution explique pourquoi certains loyers indexés sur l’ICC ont fortement progressé, parfois au-delà des attentes initiales des parties. Depuis fin 2023, on observe une stabilisation relative, mais les tensions persistent sur certains postes de dépenses.
Quel lien entre inflation, coûts de matériaux et dynamique de l’ICC en 2025 ?
L’ICC reflète indirectement l’inflation puisqu’il capte les prix réels payés pour construire. En 2025, la situation se caractérise par une normalisation progressive des prix de certains matériaux (bois, plastiques) tandis que d’autres postes restent tendus, notamment la main-d’œuvre spécialisée et certains équipements techniques.
Cette combinaison produit une évolution de l’indice moins linéaire que la simple lecture de l’inflation globale. Par exemple, même si l’inflation générale ralentit, l’ICC peut continuer à progresser si les coûts salariaux dans le bâtiment augmentent fortement. Suivre l’évolution trimestrielle permet d’anticiper ces décalages et d’ajuster vos prévisions budgétaires en conséquence.
Utiliser l’indice coût de la construction dans vos contrats

La mise en pratique de l’ICC soulève des questions concrètes : comment calculer une révision, quels contrats peuvent encore l’utiliser, et quelles erreurs éviter ? Cette section vous donne les méthodes et précautions pour sécuriser vos révisions financières.
Comment calculer une révision de loyer ou de prix à partir de l’ICC ?
La révision repose généralement sur une formule simple comparant deux indices trimestriels. Voici la formule classique :
Nouveau montant = Montant initial × (ICC nouveau / ICC de référence)
Exemple concret : un loyer commercial de 1 500 € mensuel, avec clause de révision annuelle basée sur l’ICC du 2e trimestre. ICC de référence (2e trimestre 2023) = 2 030, ICC nouveau (2e trimestre 2025) = 2 120.
Calcul : 1 500 × (2 120 / 2 030) = 1 566,50 €
Le nouveau loyer mensuel est donc de 1 566,50 €. Documentez systématiquement chaque calcul en précisant la source de l’indice, le trimestre exact et la date de consultation, afin de pouvoir justifier facilement le nouveau montant en cas de contestation.
Quels contrats peuvent encore utiliser l’indice du coût de la construction ?
En 2025, l’ICC subsiste dans plusieurs situations :
- Baux commerciaux signés avant 2014, non renégociés
- Contrats de longue durée (promesses de vente, marchés de travaux publics)
- Conventions privées où les parties ont expressément choisi l’ICC, lorsque la loi ne l’interdit pas
En revanche, pour les nouveaux baux commerciaux, l’ILC est devenu l’indice de référence depuis 2014. Pour les baux d’habitation, l’IRL s’impose pour les résidences principales. Vérifiez toujours la conformité de vos clauses d’indexation au cadre légal actuel, en consultant si besoin un professionnel du droit immobilier.
Quelles erreurs fréquentes éviter lors de l’utilisation de l’ICC dans vos clauses ?
Plusieurs erreurs classiques peuvent entraîner litiges et pertes financières :
Confusion d’indices : utiliser l’ICC à la place de l’ILC ou de l’IRL, alors que le contrat ou la loi impose un autre indice. Relisez attentivement votre bail ou convention.
Erreur de trimestre : se tromper dans le trimestre de référence (par exemple, prendre le 4e au lieu du 2e trimestre). Notez précisément le trimestre prévu dans votre contrat.
Modification unilatérale : changer d’indice en cours de contrat sans avenant signé par les deux parties, sous prétexte que l’ICC a trop varié. Toute modification exige un accord écrit.
Non-respect des plafonnements légaux : pour certains baux commerciaux, la loi impose des plafonnements de révision qui peuvent limiter l’effet mécanique de l’indice. Renseignez-vous sur ces limites avant d’appliquer la révision.
Anticiper les impacts de l’indice coût de la construction sur vos projets
Au-delà des calculs immédiats, l’ICC influence la stratégie financière des acteurs immobiliers et des professionnels du bâtiment. Cette dernière partie vous aide à intégrer l’indice dans vos projections, négociations et décisions d’investissement.
Comment l’ICC influence la rentabilité des projets immobiliers neufs et existants ?
Des coûts de construction élevés réduisent la marge des promoteurs sur les opérations neuves, mais peuvent aussi soutenir la valeur des biens existants par effet de rareté. En 2025, un ICC élevé ou en progression rapide doit être intégré dans vos plans de financement, vos prix de vente et vos loyers cibles.
Exemple : un promoteur qui prévoit de livrer un programme en 2026 doit anticiper une éventuelle hausse de l’ICC entre la phase d’étude et la réalisation. Cette anticipation peut conduire à revoir la taille du projet, renégocier des contrats avec les entreprises ou ajuster les prix de vente prévisionnels pour préserver la rentabilité.
Pour les investisseurs dans l’ancien, un ICC stable ou en hausse modérée valorise les biens existants, car le coût de remplacement augmente. Suivre l’indice aide donc à calibrer les risques et à affiner les stratégies d’acquisition ou de rénovation.
Faut-il renégocier ses clauses d’indexation fondées sur l’ICC en 2025 ?
La renégociation se justifie souvent lorsque l’indice utilisé ne reflète plus l’équilibre souhaité ou lorsque la réglementation a évolué. En 2025, certains bailleurs et locataires choisissent de passer de l’ICC à un autre indice (ILC, ILAT) dans un souci de conformité et de prévisibilité.
Cette démarche suppose un accord clair, matérialisé par un avenant au contrat, et une analyse de l’impact financier à moyen terme. Par exemple, basculer d’un ICC volatil vers un ILC généralement plus stable peut rassurer les deux parties et éviter des révisions trop brutales.
Avant de renégocier, comparez l’évolution historique des indices concernés et simulez l’impact sur plusieurs années. Un conseil juridique ou comptable peut vous accompagner dans cette analyse pour sécuriser la transition.
Quelles bonnes pratiques adopter pour suivre l’indice et sécuriser vos décisions ?
Plusieurs réflexes simples renforcent la fiabilité de vos calculs et de vos décisions :
Consulter systématiquement les sources officielles : toujours vérifier les valeurs de l’ICC sur le site de l’Insee ou auprès de sources professionnelles reconnues (notaires, experts immobiliers) avant tout calcul.
Conserver un historique des indices utilisés : pour chaque contrat, tenez un tableau récapitulatif des indices de référence, des trimestres retenus et des révisions effectuées. Cette traçabilité facilite les contrôles ultérieurs.
Partager les informations avec vos conseils : informez régulièrement votre expert-comptable, votre conseil juridique ou votre gestionnaire d’actifs des évolutions de l’ICC et des clauses d’indexation de vos contrats. Cette coordination renforce la cohérence de vos décisions.
Anticiper les évolutions réglementaires : restez attentif aux éventuelles réformes du cadre légal des baux et de l’indexation. Les règles peuvent évoluer, notamment en matière de plafonnement ou de choix d’indices autorisés.
En 2025, l’indice du coût de la construction reste un outil précieux pour ajuster loyers et montants contractuels, à condition de l’utiliser avec méthode et rigueur. En vérifiant les valeurs officielles, en choisissant le bon indice selon votre contrat, et en documentant chaque calcul, vous sécurisez vos révisions financières et anticipez sereinement l’évolution de vos projets immobiliers.
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